Mardi 27 octobre 2009
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15:17
Le froid faisant ...
... pas d'autres alternatives que de me réchauffer les phalanges
en créant des petites annonces. Je m'y dois de part mon métier.
Bien trouvé. Au fur et à mesure de ma rédaction, le sang circulant bien mieux,
ma température corporelle grimpe rapidement.
Il me reste encore des annonces à créer ! Mes premières rougeurs apparaissent !
Il fait de plus en plus chaud. Mon plan fonctionne que trop bien. Il y a à présent plus de vêtements sur le dossier de ma chaise que mon frêle corps. De sorte que la magie opère en sens inverse cette fois. Ma température se régule.
Le travail s'amoindrit. Je reste concentré sur mon écran tout en me contorsionnant de sorte à tendre une main vers mon marcel qu'il est temps que je remette.
Une sirène se fait entendre et suspend mon geste. Je me braque sur l'extérieur.
Mais que sont toutes ces femmes ? Les fenêtres des immeubles en face, ouvertes et présentant chacune leur propriétaire, forment comme des gradins devant la scène qu'est devenu mon bureau. L'alarme que j'ai cru entendre n'était autre que leur cris de désapprobation.
Je prends le temps de comprendre. Que leur arrivent-elles ? Ce mini-capharnaüm m'éloigne un peu de mon occupation. Je me refroidi au pire. De quoi me pencher avec plus d'envie encore vers un vêtement réconfortant. Les cris resurgissent ! Le réflex de Pavlov au féminin :-)
J'y suis ! L'interdiction de me revêtir m'est gentiment mais bruyamment demandé. Ne désirant pas rameuter tout le quartier, bien que je ne vois personne ne manquant à l'appel, j'obtempère.
Les appareils photos ne crépitent pas encore, profitons-en !
Comment tenir le coup et récupérer de la chaleur surtout ? Un boxer par définition n'est pas bien long. Pour le haut, je contredis Marilyn, seule une goutte de parfum n'habille pas son homme !
Il ne me reste plus qu'à continuer à travailler. Trouver une besogne en somme. Les petites annonces en ont pour leurs comptes. Que pourrais-je rajouter dans le journal qui attend de
mes nouvelles pour la semaine prochaine ?
Par la fenêtre je perçois de mieux en mieux mes admiratrices. Mais elles se penchent dangereusement !
Pas question que je m'effeuille davantage !
Détourner leur attention d'un striptease déjà fini depuis bien longtemps. Tentons de leur offrir mes muscles en pâture.
Non ! Pas le temps de chercher. Au mieux, me tenir bien droit de sorte à ne pas paraître trop flasque.
Cela fonctionne. Elles désirent d'autres images, d'autres poses. La raison reprend possession d'elles. Les voilà à nouveau du bon côté de la balustrade.
Je me rassure. Exhibi, oui, incitateur aux suicides de groupies, NON !
Je me reconcentre sur la tâche pour mon canard. J'ai une idée. Une amélioration à apporter.
Non, mais ! Il m'en faut bien plus pour me déconcentrer.
J'écris, je tapote le clavier, je fais des noeuds dans mes doigts mais je reste collé sur mon écran. Tenir bon. Ne pas croiser le regard de la plus dévergondée qui d'un oscillement de cils me fera tout ôter !
Je lève le regard. Les façades d'en face sont toujours roses de fans. J'ai vraiment terminé mes écritures là.
Comment leurs faire comprendre ?
Midi sonne. Les têtes se raidissent. L'on dirait que les ferventes de Pavlov (avant moi apparemment) sont animées d'un autre son de clochette. Où ai-je la tête ? Mise en pratique du réflex nourriture. A la douzième note, plus personne. Voilà mon public, comme ci de rien n'était, devant leur fourneau respectif.
Bien oui mes dames, à trop user son regard sur ma carcasse, un appétit de bonne chair ne peut que faire surface !
Les balcons à présent fermés, l'artiste improvisé va se rhabiller.
Moralité: Pour préserver sa dignité
Mieux vaut travailler les rideaux tirés !
Moralité 2: Vraiment travailler
C'est rester éveillé !
... pas d'autres alternatives que de me réchauffer les phalanges
en créant des petites annonces. Je m'y dois de part mon métier.
Bien trouvé. Au fur et à mesure de ma rédaction, le sang circulant bien mieux,
ma température corporelle grimpe rapidement.
Il me reste encore des annonces à créer ! Mes premières rougeurs apparaissent !
Il fait de plus en plus chaud. Mon plan fonctionne que trop bien. Il y a à présent plus de vêtements sur le dossier de ma chaise que mon frêle corps. De sorte que la magie opère en sens inverse cette fois. Ma température se régule.
Le travail s'amoindrit. Je reste concentré sur mon écran tout en me contorsionnant de sorte à tendre une main vers mon marcel qu'il est temps que je remette.
Une sirène se fait entendre et suspend mon geste. Je me braque sur l'extérieur.
Mais que sont toutes ces femmes ? Les fenêtres des immeubles en face, ouvertes et présentant chacune leur propriétaire, forment comme des gradins devant la scène qu'est devenu mon bureau. L'alarme que j'ai cru entendre n'était autre que leur cris de désapprobation.
Je prends le temps de comprendre. Que leur arrivent-elles ? Ce mini-capharnaüm m'éloigne un peu de mon occupation. Je me refroidi au pire. De quoi me pencher avec plus d'envie encore vers un vêtement réconfortant. Les cris resurgissent ! Le réflex de Pavlov au féminin :-)
J'y suis ! L'interdiction de me revêtir m'est gentiment mais bruyamment demandé. Ne désirant pas rameuter tout le quartier, bien que je ne vois personne ne manquant à l'appel, j'obtempère.
Les appareils photos ne crépitent pas encore, profitons-en !
Comment tenir le coup et récupérer de la chaleur surtout ? Un boxer par définition n'est pas bien long. Pour le haut, je contredis Marilyn, seule une goutte de parfum n'habille pas son homme !
Il ne me reste plus qu'à continuer à travailler. Trouver une besogne en somme. Les petites annonces en ont pour leurs comptes. Que pourrais-je rajouter dans le journal qui attend de
mes nouvelles pour la semaine prochaine ?
Par la fenêtre je perçois de mieux en mieux mes admiratrices. Mais elles se penchent dangereusement !
Pas question que je m'effeuille davantage !
Détourner leur attention d'un striptease déjà fini depuis bien longtemps. Tentons de leur offrir mes muscles en pâture.
Non ! Pas le temps de chercher. Au mieux, me tenir bien droit de sorte à ne pas paraître trop flasque.
Cela fonctionne. Elles désirent d'autres images, d'autres poses. La raison reprend possession d'elles. Les voilà à nouveau du bon côté de la balustrade.
Je me rassure. Exhibi, oui, incitateur aux suicides de groupies, NON !
Je me reconcentre sur la tâche pour mon canard. J'ai une idée. Une amélioration à apporter.
Non, mais ! Il m'en faut bien plus pour me déconcentrer.
J'écris, je tapote le clavier, je fais des noeuds dans mes doigts mais je reste collé sur mon écran. Tenir bon. Ne pas croiser le regard de la plus dévergondée qui d'un oscillement de cils me fera tout ôter !
Je lève le regard. Les façades d'en face sont toujours roses de fans. J'ai vraiment terminé mes écritures là.
Comment leurs faire comprendre ?
Midi sonne. Les têtes se raidissent. L'on dirait que les ferventes de Pavlov (avant moi apparemment) sont animées d'un autre son de clochette. Où ai-je la tête ? Mise en pratique du réflex nourriture. A la douzième note, plus personne. Voilà mon public, comme ci de rien n'était, devant leur fourneau respectif.
Bien oui mes dames, à trop user son regard sur ma carcasse, un appétit de bonne chair ne peut que faire surface !
Les balcons à présent fermés, l'artiste improvisé va se rhabiller.
Moralité: Pour préserver sa dignité
Mieux vaut travailler les rideaux tirés !
Moralité 2: Vraiment travailler
C'est rester éveillé !